dimanche 8 septembre 2013

Novosibirsk

Après deux jours sur la route M53, j’arrive à Novosibirsk. 3ème grande ville de Russie et première grande ville de Sibérie. Je m’y arrête pour démonter mon réservoir et voir d’où vient exactement la fuite d’essence.






C'est bien le robinet qui est défectueux. Je le fixe avec de la pâte spéciale que j'avais dans mes affaires, mais ce n'est pas hermétique à 100%. Vu que je m'apprête à aller en Mongolie, je décide de trouver un garagiste pour changer ce robinet.




Dans une concession Honda automobile, un vendeur, fort sympathique, appelle un de ses amis qui est motard. Peut être qu’il pourra m’aider.
10 minutes plus tard, deux gaillards aux blousons noirs débarquent sur une 1000 Kawasaki GPZ. Ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur club.

Et c’est comme ça que je me retrouve un quart d’heure plus tard dans le « Wildriver club » de Novosibirsk, entouré d’une dizaine d’autres motards, dont Zorg, le président du club (et le plus tatoué au passage).


















Quelques bières plus tard, le robinet d’essence est de nouveau démonté et l’on m’assure que demain il sera réparé ou changé. En attendant on me présente ma chambre où je peux déposer mes affaires et où je peux rester autant de temps que je le souhaite. Ici, tous les motards de la planète sont les bienvenus. Le dernier en date était un égyptien qui partait également pour la Mongolie.
 
Le lendemain, mon robinet est en effet réparé. Juste le joint qui était fissuré. Coût total de l’opération : 100 roubles (moins de 3 euros).





En attendant, je  passe quelque temps avec ces bikers. Même si la communication n’est pas évidente, on arrive à se comprendre. 
J’aime ce type de rencontre. Celle qui sort des guides touristiques et qui vous immerge au cœur d’une famille, d’une communauté, d’une patrie. Celle que l’on ne peut faire que lorsque l’on s’ouvre au monde (ou que l’on tombe en panne … ;-)). 

Et à tous ceux que j’ai croisé sur ma route et qui ont essayé de me mettre en garde sur la dangerosité de la Russie, j’ai envie de leur répondre en citant Paulo Coelho :  

si vous trouvez l'aventure dangereuse, essayez la routine elle est mortelle.

Il est vrai que le climat est rude, que les gens ont le regard froid, et que les routes sont truffées de pièges. Mais si l'on sait s'ouvrir au monde, on trouve ici de quoi s'émerveiller. 

Je vais vous le prouver dans la suite de ma traversée sibérienne...

mardi 3 septembre 2013

Ekaterinburg - Novosibirsk

Il est temps pour moi de progresser dans mon avancée. Nous sommes le 1er septembre, mon visa Russe se termine le 18 septembre et après quelques kilomètres je réalise que je dois faire un choix entre Vladivostok et la Mongolie. Je n'aurai jamais le temps de faire les deux.

Le choix est rapidement fait, je veux impérativement traverser la Mongolie pour rencontrer ces populations nomades.

Direction Irkurstk (au sud du lac Baïkal) pour l'obtention de mon visa Mongole !





Écureuil du matin ...

Un dîner presque  parfait en Russie


10 litres d'essence, 5 litres d'huile...








Oui mais voilà, la route réserve parfois des surprises !!


Saint-Pétersbourg, Vologda, Kirov, Perm, Ekaterinbourg

Les routes sont en bon état... tout du moins les 200 premiers kilomètres, car après c'est une alternance de routes déformées et de portions non goudronnées.










La conduite devient sportive mais nous nous en sortons bien. Ce n'est pas le cas de tout le monde car un peu avant Vologda, une moto en mille morceaux jonche le bitume. Son conducteur se trouve 50 mètres plus loin, à moitié démembré sous un drap blanc.
Nous apprendrons à la station essence que ce motard était finlandais et qu'il rentrait de vacances avec quatre autres motards quand un mini bus est venu le percuter...

Moi qui trouvais la conduite des russes plutôt prudente à mon arrivée, je me suis complètement trompé. A plusieurs reprises je suis obligé de piler car je me retrouve nez à nez avec une voiture ou un camion qui essaye de doubler un autre véhicule.
Je redouble de prudence, d'autant plus que la pluie et le vent se joignent à nous !


 



Il nous aura fallu 3 jours et demi pour arriver à Ekaterinbourg, où Helena, la maman de Maria, nous attend pour le souper.
Je suis hébergé 2 jours, le temps pour moi de profiter d'une visite guidée de la ville !




Alexandre Pouchkine










Saint Pétersbourg



Cette ville est tout simplement magnifique. De gigantesques monuments, des cathédrales et églises orthodoxes aux couleurs étincelantes. 
De grandes avenues, des canaux (où l'on peut même faire du jet ski).




































Mais le plus amusant restera sans doute cette immense affiche publicitaire que l'on peut voir depuis le périphérique ! 
(French touch ? J'adore cet acteur, mais il y a des limites...)



Je reste 3 jours dans une auberge de jeunesse pour organiser mon futur parcours.
J'y fais la rencontre de Maria, une jeune avocate de 29 ans qui est à Saint-Pétersbourg pour déposer sa demande de visa pour la Bulgarie. Elle part s'installer à Sofia pour rejoindre son mari.
Malheureusement son visa ne sera pas prêt avant un mois, elle ne va donc pas rester à Saint-Pétersbourg.
J'apprends qu'elle est originaire d'Ekaterinbourg.
"Petite" ville d'un million et demi d'habitants qui se trouve à mi-chemin entre l'Europe et l'Asie, au niveau de l'Oural et qui se trouve sur ma route.

Je lui propose de m'accompagner dans ma traversée Russe pour la déposer dans sa ville natale. Et, à ma grande surprise elle accepte.

Pour info, Maria n'est jamais montée sur une moto...
Je la mets en garde sur le côté physique de ce transport et de mon intention de camper en forêt la nuit.
Cela ne la décourage pas...
Le lendemain matin, casque, blouson et sac de couchage acheté, elle grimpe sur mon Africa pour 2500kms.